Entourage

Aujourd’hui je vais vous parler d’un show que m’a fait découvrir mon frère, que je salue dans le cas hautement improbable qu’il ose s’aventurer dans les méandres de ma online identity. Il y a des filles, du tapis rouge, de la Californie, du sexe et de la vie de movie star à en attraper une indigestion. Que demande le peuple ?

Comme je le disais dans notre conference call super-privé-que-vous-saurez-pas-comment-la-WC-communique-haha quelques minutes auparavant, il était temps de faire sortir de l’ombre ce show complètement inconnu en France. Presque mieux que l’écluse ma bonne dame. Qui vous fait attendre le dimanche avec encore plus d’impatience que lorsqu’à 12 ans vous attendiez de revoir la jolie brune à nattes qui chantait si bien à la messe, puisque c’est en ce jour du Seigneur que HBO diffuse Entourage. Et alors que la jolie brune de votre enfance a depuis pris du poids, s’est teint les cheveux en noir et se prépare les cils comme Amy Winehouse, Entourage n’a pas pris une ride en 6 saisons. Fuck yeah.

entourage

Vince Chase est un jeune acteur qui perce et débarque à Hollywood après une vie passée dans le Queens de New York, et découvre avec sa bande de potes la vie à paillettes, les hilltop houses en face de celles de Georges Clooney (que je salue au passage aussi, wassup buddy), les filles magnifiques et les voitures de sport. Vince est un personnage attachant parfois un peu naïf qui souhaite faire plaisir à ses amis et parvient malgré tout à garder les pieds sur terre, même s’il ne se fait jamais prier pour réconforter les filles qui se jettent dans ses bras par douzaines. Ses deux meilleurs amis, Eric et Turtle, l’accompagnent partout pour des bonnes tranches de poilade sur fond d’Aston Martins et de fous rires avec « Drama », le demi-frère de Vince qui était un acteur célèbre dans les séries pourries de milieu d’après-midi, et qui cherche sans cesse à retrouver la gloire. Alors que Eric apprend sur le tas le rôle de manager pour la carrière de Vince alors qu’il travaillait avant comme livreur de pizza, Turtle (on devra attendre 5 saisons pour connaitre son vrai nom) est un petit gros qui s’habille en rappeur et n’est là que pour fournir la team en herbe et nous faire marrer. Alors que les saisons déroulent, on apprend de plus en plus de choses sur chacun des 4 personnages, qui sont tous plus déjantés les uns que les autres après quelques bières.

Si le show tourne vagement autour de la carrière de Vince, n’y voir que des scènes des shooting avec les actrices les plus sexy de la planète serait réducteur. C’est avant tout une histoire qui parle des liens forts qui unissent 4 amis et leur soutine inébranlable dans les situations les plus tendues, émotionnellement ou financièrement (les achats compulsifs de Vince faisant souvent des dégats). On oublie vite les détails des films pour s’intéresser à tout ce qui tourne autour et les office politics de fou furieux entre les 50 responsables d’acteurs, studios, producteurs, magnats et presse people. Et on est presque pris de pitié en se disant qu’être célèbre c’est pas toujours facile. Dans ce joyeux bazar, se trouve Ari Gold, le fidèle agent de Vince, et qui se trouve être mon personnage préféré. Ari Gold est un juif qui travaille d’arrache pied pour ses acteurs, délaissant souvent sa famille qu’il adore mais avec un sens de l’éthique sans faille, malgré une politique commerciale clairement ruthless. Grande gueule, Dieu vivant du compromis et du double discours, le trentenaire beau gosse avec un body fat inférieur à 7% qui dort moins de 5 heures par nuit doit souvent éteindre le feu que sa femme prend un certain plaisir à entretenir, arguant que son superagent de mari n’est jamais à la maison.

Entourage

De gauche à droite: Ari, Eric, Vince, Turtle, Drama.

L’autre facette importante de la série est la continuelle valse de vannes et d’insultes dans un milieu où l’hypocrisie semble règner en maitresse intraitable. Les potes de Vince passe leur vie à prendre les remarques acerbes de Ary dans la gueule pour notre plus grand plaisir, accusés de distraire Vince et le pousser à faire des caprices de star. Les frsques émotionnelles de Eric et les manies complètement ridicules de Turtle et Drama ne sont là que pour meubler un show où les acteurs passent leur vie au téléphone en faisant jouer leurs relations pour faire affaire avec quelqu’un en particulier pour un film. Après quelques épisodes, les références à des movie stars réelles et d’autres imaginaires sont si bien mêlées que le spectateur se croit vraiment introduit dans le milieu du movie-making. Et il aime.

J’ai déjà dit que c’était rempli de filles ?


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Commentaire(s)

Fettsack (20 septembre 2009)

Ari avec un i et pas un y, hérétique!

Dark-Side (20 septembre 2009)

« le réduire à des scènes des shooting avec les actrices les pls sexy de la planète serait réducteur. »

Kthx captain obvious.

À part ça, ça a l’air cool.

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